Posté le 12.04.2006 par yeuxdechat
Hier soir, la pop star britannique, Robbie Williams, s’est amusé avec la foule durant le premier concert de sa tournée africaine, au stade Absa de Durban. La forte pluie qui s’est abattue tôt dans la soirée n’a pas miné les fans qui étaient venus en masse pour voir le plus grand showman du monde en action.
Le concert a commencé avec ce qui ressemblait à des boules de feu lancées de la scène pendant que Robbie Williams, vêtu d’un trench-coat noir, s’élevait sur la scène à partir d’une trappe dans le sol, pour le plus grand plaisir des fans. Le concert s’est ouvert avec un de ses plus grands succès, Radio.
Pendant tout le spectacle, Robbie, toujours à assurer le show, a joué et parlé avec la foule, les chauffant avant de chanter chacun de ses tubes.
Il s’est déplacé le long d’une passerelle construite au milieu de la scène et a parlé de Durban et de la façon dont les gens l’avaient fait se sentir le bienvenu. Tubes après tubes, mots après mots, Robbie a mis la foule en délire, celle-ci en réclamant toujours plus.
A la fin du spectacle de 2 heures, il a invité trois filles et leur maman sur la scène pour partager l’action devant le public. Robbie Williams a conclu le show avec Angels, un de ses plus gros succès.
Un peu plus tôt dans la soirée, Robbie Williams avait été précédé sur scène par les chouchous de Durban, Freshly Ground, dont le succès du moment, Doo Be Doo, a été repris en cœur par toute l’assemblée.
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Posté le 08.04.2006 par yeuxdechat
Poisons minéraux
Arsenic
À tout seigneur, tout honneur : commençons par le plus célèbre des poisons, l'arsenic. Il en existe plusieurs variétés, toutes toxiques, toutes appelées arsenic dans le langage courant. Il est extrêmement célèbre même s'il n'est pratiquement plus utilisé dans la vie réelle depuis de nombreuses années. L'empoisonnement peut être lent, en le mêlant à un médicament, ce qui cause le dépérissement de la victime... Si l'empoisonnement est très progressif, le sujet présentera des douleurs abdominales, des vomissements et de la diarrhée;des crampes et des douleurs musculaires; une faiblesse et des rougeurs de la peau, des éruptions cutanées;un engourdissement, une sensation de brûlure ou des picotements ou des douleurs aux extrémités; un épaississement de la peau des paumes des mains ou de la plante des pieds ; et une détérioration des réponses motrices ou sensitives. Si la dose est très élevée, la victime mourra en quelques heures dans d'atroces souffrances (douleurs abdominales, vomissements et convulsions). L'arsenic n'a ni goût ni odeur.
Cyanure
Isolé dans sa forme acide (HCN) en 1782 par Schelle à partir du bleu de Prusse, d'où son autre nom d'acide prussique, c'est un liquide incolore. Il donne de nombreux sels (cyanures, souvent très toxiques aussi) et complexe facilement les métaux. C'est cette dernière propriété qui explique sa toxicité, car il se lie aux métalloprotéines de la chaîne respiratoire et à l'hémoglobine, entraînant une asphyxie rapide. On le trouve dans la nature, dans certaines amandes (abricot, amande, prune) et certaines feuilles.
Autre grand classique de l'empoisonnement, utilisé sous de nombreuses formes, aussi bien gazeuse ("acide cyanhydrique", d'usage facilité par sa faible température d'ébullition) que sous forme de sel dissous (cyanure au sens propre). Reconnaissable, après coup, à son odeur d'amande amère, quand il est administré sous forme gazeuse.
Comme il agit très rapidement et qu'il n'en est besoin que de très peu, c'est un moyen de suicide très prisé pour échapper à la torture ou, pour le coupable, afin d'échapper au châtiment. La mort se fait par arrêt cardiaque quasi-immédiat.
Oxydes de carbone
Le monoxyde de carbone est extrêmement toxique; le dioxyde (anhydride carbonique, ou simplement gaz carbonique) est simplement asphyxiant, mais particulièrement traître car, incolore, inodore, plus lourd que l'air, si l'on tombe dedans on n'a aucune chance d'en réchapper (c'est d'ailleurs une source d'accidents fréquents lors du travail dans des puits ou des cuves de fermentation).
Produit in situ par une réaction chimique simple mais astucieuse (déshydratation de l'acide formique par l'acide sulfurique), le monoxyde de carbone est bien plus dangereux.
Phosphore
Le phosphore pur est toxique, bien que ce soit un élément indispensable à la vie (l'ADN en contient énormément, sous forme de phosphate).
Ses propriétés phosphorescentes permettent à Hercule Poirot de diagnostiquer un empoisonnement par ce composé, à partir d'un récit d'une séance de spiritisme inattendue, dans Témoin muet (Agatha CHRISTIE). Il provoque vomissements, diarrhées sanglantes, puis la mort en quelques minutes a quelques heures.
Thallium
Poison assez rare. Le thallium est un métal, qui possède une toxicité voisine de celle du plomb. On l'utilise dans la mort-aux-rats. Il fait tomber les cheveux et donne des engourdissements des membres, avant de provoquer la mort, quelques jours ou semaines plus tard.
Posté le 07.04.2006 par yeuxdechat
frw Jtn Nfr.t jty : Beauté d'Aton, la Belle est venue
Néfertiti (Nofretete en allemand) fut la Grande Épouse royale d’Akhénaton, l’un des derniers rois de la XVIIIe dynastie.
Sa beauté est légendaire, et il est certain qu’elle exerçait un rôle politique et religieux important pendant la période amarnienne. En effet, lorsqu'une équipe d'archéologues américains entreprit récemment la reconstitution virtuelle des parois du temple d'Aton à Karnak à partir de talatates, — un gigantesque puzzle de plus de six mille blocs en grès retirés du IXe pylône —, elle eut la surprise de constater que les représentations de Néfertiti étaient plus nombreuses que celles d’Akhénaton, son royal époux. Ailleurs, la reine est figurée dans la pose traditionnelle de pharaon châtiant les ennemis de l'Égypte, ou officiant aux côtés du roi devant leur dieu Aton. D’autres reliefs encore montrent le couple royal et les petites princesses dans leur intimité familiale. Toutes ces scènes sont la preuve que la reine exerçait un pouvoir considérable, l'art officiel n’ayant jamais montré de scènes similaires auparavant.
Il n'est pas établi que Néfertiti ait survécu à Akhénaton. Certains égyptologues ont conjecturé cependant qu’à la fin du règne elle aurait été corégente d’Akhénaton sous le nom de Smenkhkaré, dont on pense en général qu'il s’agit d’un jeune frère d'Akhénaton.
Qui donc était La-Belle-est-venue ? Était-ce la fille d’un grand dignitaire, le futur pharaon Aÿ (cf. Hymne à Aton), ou bien une fille d’Aménophis III ? Nous l’ignorons. Il se peut tout aussi bien qu’elle soit la princesse Tadukhipa que le roi de Mitanni Toushratta envoya à son frère et beau-fils Aménophis III (cf. lettres d’Amarna), le nom égyptien de Néfertiti, La Belle est venue, semblant indiquer une origine étrangère. La date de son mariage et de sa montée sur le trône non plus ne sont pas connues avec certitude, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres données de cette époque.
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La disparition de la reine
En l’an douze du règne d’Akhénaton (vers -1336) (cf. datation), Meritaton remplaça sa mère comme Grande Épouse royale, et, à partir de l’an quatorze, Néfertiti disparut de l’iconographie amarnienne. Sur quelques reliefs, son nom et son visage furent même martelés et remplacés par ceux de Méritaton. Il n’est pas impossible qu’elle soit déjà morte à cette date — d’après une hypothèse, de mort violente —, à moins qu’elle ne soit tombée en disgrâce. Les raisons véritables de cette disparition subite nous échappent encore. Il est vrai que des sceaux de jarre à vin avec son nom ont été retrouvés dans le palais nord d'Akhetaton (l’actuelle Tell el-Amarna), ce qui signifie peut-être qu’elle y vécut à la fin du règne, exilée loin de la Cour royale.
La disparition de Néfertiti coïncide avec la corégence de Smenkhkaré et d’Akhénaton. Néfertiti serait-elle identique à Smenkhkaré, qui, durant les deux dernières années du règne, partageait le pouvoir avec Akhénaton? Ou bien fut-elle évincée par une rivale, Kiya, la « Grande Épouse, aimée du Roi » ? Ici encore, nous en sommes réduits à des conjectures. Quoi qu’il en soit, Smenkhkaré et Akhénaton moururent à quelques mois d’intervalle, en -1333 et en -1334.
Akhénaton eut comme successeur un jeune garçon d’une dizaine d’années, son fils ou son frère, Toutânkhaton, le futur Toutânkhamon, époux de la princesse royale Ankhesenpaaton. Nouvelle hypothèse, qui est toutefois du domaine de l’histoire-fiction, car aucun document ne l’étaye : Néfertiti, encore en vie, mais officiellement retirée des affaires publiques, aurait gouverné dans l'ombre, étant donné le jeune âge du nouveau roi. Cette influence — et probablement sa propre vie — se seraient alors achevées pendant la troisième année de règne de Toutânkhamon, en -1331. C'est en cette année en effet que Toutânkhaton adopta le nom de Toutânkhamon, reniant le culte monothéiste d’Akhénaton et marquant officiellement son soutien au dieu thébain Amon. En même temps, la famille royale abandonna Akhetaton, la ville d’Aton, et revint à Thèbes.
Qu’on identifie Néfertiti à la princesse mitannienne Tadukhipa, à Smenkhkaré ou même à Kiya, qu’elle soit morte pendant le règne d’Akhénaton ou qu’elle ait survécu à son royal époux : aucune de ces hypothèses ne fait l’unanimité. Seules de nouvelles découvertes archéologiques pourraient éventuellement préciser le rôle de Néfertiti à la fin du règne d’Akhénaton et expliquer sa disparition subite.
La momie de Néfertiti
Le 9 juin 2003, l'archéologue anglaise Joann Fletcher, professeure à l'Université de York, annonça qu’une des momies découvertes en 1898 dans la tombe KV35 de la Vallée des Rois, mais non encore identifiée, serait celle de la reine.
La momie était en si mauvais état que, d’après Joann Fletcher, elle avait probablement été saccagée peu après la momification. La technique utilisée serait celle employée par les embaumeurs de la XVIIIe dynastie. La position du corps indiquerait un personnage royal.
Le 12 juin, soit trois jours plus tard, Zahi Hawass, directeur de l'ESCA (Egypt's Supreme Council for Antiquities, Conseil suprême des Antiquités égyptiennes), mit en avant l’absence de preuves étayant cette hypothèse, et démentait publiquement que cette momie fût celle de Néfertiti.
Posté le 05.04.2006 par yeuxdechat
rob pose avec une fille qui dance dans le clip de radio
Posté le 05.04.2006 par yeuxdechat
Posté le 05.04.2006 par yeuxdechat
Posté le 05.04.2006 par yeuxdechat
Le calendrier égyptien était basé sur les cycles lunaires (30 jours à peu près) et la récurrence annuelle du lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius), le 19 juillet de notre calendrier.( mais on peut jamais être sur) L'année était divisée en 3 saisons en fonction de la crue du Nil.
Chaque saison comprenait 4 mois de 30 jours chacun. Les cinq jours restants étaient appelés jours épagomènes.
Ils étaient ajoutés à la fin du calendrier.
Les jours épagomènes étaient considérés comme jours de naissance des grands dieux d’État qu'étaient, dans l'ordre, Osiris, Isis, Horus, Seth et Nephthys.
on decoupait chaque mois 3 en periodes de 10 jours.
les journées duraient 24h.
Akhet (innondation de juin à octobre) Peret ( les semailles de novembre à février) et Chemou ( la récolte de mars à juin)
Mais en fait c'est assez compliqué à expliquer comme ça l'année egyptienne perd 24h tous les 4 ans... Il y avait un decalage entre le levée de l'etoile Sirius et le debut de l'année " officielle".
désolée je suis pas claire lol
Posté le 05.04.2006 par yeuxdechat
houtmosis III a eu le règne le plus long de la XVIIIe dynastie (54 ans). Sa personnalité et ses succès à l'extérieur de l'Egypte ont marqué durablement la mémoire des anciens Egyptiens.
Statue du roi recomposée numériquement de deux fragments, l'un au Musée du Caire l'autre au Metropolitan Museum.
Un roi modèle
Le règne de Thoutmosis III commence nominalement à la mort de son père Thoutmosis II. Le nouveau roi a été formellement choisi lors d’un oracle d’Amon (Urk. IV, 155-176). Cependant, il est encore très jeune, et c’est sa belle-mère, la reine Hatshepsout, qui exerce réellement le pouvoir. Peu à peu (peut-être dès l’an 2), celle-ci prend tous les attributs de la royauté, et l’Egypte connaît alors une véritable corégence, avec deux rois à la fois. Thoutmosis III ne gouverne pas, mais est associé à tous les évènements marquants sur les bas-reliefs.
Ce n’est qu’à partir de l’an 22 que Thoutmosis III jouit seul du pouvoir.
Son activité constructrice est relativement importante. A Karnak, à l'est de l'ancienne « cour du Moyen-Empire », il édifie l’Akhmenou, salle jubilaire (voir la notice de touregypt.net). Les VIe et VIIe pylônes, plusieurs obélisques, un édifice près du lac sacré, et les « piliers héraldiques » datent aussi de son époque. Il fait également construire en Nubie (Bouhen, Gebel Barkal, Saï, Amada, Ellessiya, Ouronarti, Gebel Dosha, Pnoubs, Qasr Ibrim, Semna, Koumma, Kouban), à Eléphantine, Assiout, Kom Ombo, Edfou, Elkab, Tôd, Hermopolis Magna, Akhmîm et Héliopolis. L’échanson royal et chef des travaux du roi Minmès a supervisé un certain nombre de ces travaux (au moins 19), tout comme le premier héraut Iamounedjeh et le grand prêtre d’Amon Menkheperrêséneb.
Expéditions
Fragments du mur des annales au Musée du Louvre.
Le roi est toutefois surtout connu pour ses activités militaires, dont la chronologie nous est préservée grâce au mur dit « des annales » qui entourait le sanctuaire d’Amon à Karnak. Ces inscriptions font état de 14 campagnes en Asie de l'an 22 à l'an 42. Cependant, la vocation des « annales » n’est pas de décrire année par année toutes les opérations guerrières, mais de comptabiliser les produits étrangers que l’activité du roi, militaire ou diplomatique, permettait au Trésor d’Amon d’acquérir, et chacune des « campagnes » n’est pas une expédition d’envergure.
Il faut compléter ces annales par les autobiographies des militaires Amenemheb et Tjanouny (Urk. IV, 889-925 et Urk. IV, 1004, 4-10), les stèles de Gebel Barkal, d’Erment et la « stèle poétique » pour avoir une vision plus complète des conquêtes du roi.
Le roi offre ses ennemis à Amon sur le VIIe pylône de Karnak.
La première campagne, en l’an 22, a permis à Thoutmosis III de se parer du prestige d’un roi victorieux, et l’on s’en remémore encore 20 ans après les faits sur la stèle du Gebel Barkal. Pour soumettre une insurrection dans le Retenou, l’armée part de Memphis, puis franchit les frontières de l’Egypte à Tjarou. 10 jours plus tard, elle atteint Gaza, distante de près de 300 km. Elle continue sa marche pendant 11 jours, jusqu’à Yehem, où le roi réunit un conseil de guerre. Deux options sont possibles : couper au plus court par le défilé d’Arouna, route étroite et dangereuse, ou faire un détour par le sud. Le roi choisit la hardiesse pour surprendre l’ennemi. En 4 jours, les troupes égyptiennes parviennent à Megiddo (l'Armageddon de la bible), où l’ennemi est retranché. La bataille a lieu le lendemain. Les ennemis partent en déroute. Les comptes de la bataille ne font apparaître que 340 ennemis prisonniers et 83 tués, ce qui montre que l’engagement n’a pas été de grande ampleur. Les troupes égyptiennes perdent du temps à piller le camp ennemi, et ne peuvent prendre la ville immédiatement. Celle-ci n’offre sa reddition qu’après 7 mois de siège. Néanmoins, les conséquences politiques de cette démonstration de force sont importantes : tous les princes de la région font soumission à l’Egypte et lui envoient des tributs. Ils deviennent inféodés au Pharaon, devant lui prêter un serment d’allégeance. Thoutmosis III fait don de ces régions à Amon.
La huitième campagne, en l’an 33, est également considérée comme cruciale par la propagande royale. En effet, le roi traverse « le grand fleuve du Naharina » (sans doute l’Euphrate), dépassant ainsi l’avancée la plus septentrionale de son aïeul Thoutmosis Ier. Après avoir pillé la région, il mène une chasse à l’éléphant à Niya, et en massacre 120. Ces exploits cynégétiques constituent une mise en scène du pouvoir royal qui pose le souverain en maître des forces de la nature, comme plus tard Amenhotep III fait diffuser de nombreux scarabées en pierre qui narrent sa « chasse au lion ». Le dépassement de la « frontière » établie par Thoutmosis Ier (en fait seulement le point atteint par son armée) rappelle un autre devoir royal, l’élargissement des confins du pays. Si l’on ajoute que le butin est versé à Amon, Thoutmosis III se pose donc en archétype du roi parfait.
Ces démonstrations de puissance sont parfois trop soulignées par l’historiographie, et certains auteurs, à la suite de James Henry Breasted, ont voulu comparer Thoutmosis III à Napoléon. Certes, ses campagnes militaires sont nombreuses, et leur influence politique et diplomatique ne doit pas être négligeable, mais l’échelle des opérations reste réduite ; il y a beaucoup de razzias mais peu de batailles pour contraindre les princes du Retenou à s’allier à l’Egypte plutôt qu’au Naharina (ou Mitanni) et à affaiblir celui-ci.
Un esprit cultivé
Frise du "jardin botanique", Mariette, Karnak, 28.
De plus, le roi se pose aussi en lettré, et les documents permettent de reconstruire l’image d’un homme épris de culture et d’histoire. A Karnak, il fait édifier une salle des Ancêtres, avec une liste de rois commençant avec Ménes. Dans l’Akhménou, il entreprend le « jardin botanique », espace orné de bas-reliefs représentant toute sorte de faune et de flore, avec une vocation quasi encyclopédique, sorte d’onomasticon figuré. Lorsque son expédition capture un rhinocéros en Nubie, il en fait consigner les mensurations précises. Thoutmosis III pratique également la calligraphie, comme en témoigne son vizir Rekhmirê.
Cependant, à partir de l'an 42, il fait marteler les cartouches et les effigies de sa marâtre Hatshepsout. Cette réaction tardive, 20 ans après son arrivée au pouvoir, s'explique peut-être par la volonté d'anéantir les prétentions royales de possibles héritiers d'Hatshepsout.
Après plus de 53 ans de règne, il est enterré dans la tombe n°34 de la Vallée des Rois. Sa momie a été retrouvée dans la cachette royale de Deir el-Bahari. Il est succédé par son fils Amenhotep II, qu’il a eu de sa seconde épouse, Hatshepsout Méritrê. Il est possible que cette succession se soit opérée après quelques années de corégence.
Sous la XXIe dynastie, il inspire le roi Paynejem Ier qui donne le nom de couronnement de Thoutmosis III, Menkheperrê, à son fils, alors qu'il nomme sa fille Maâtkarê, comme Hatshepsout. Sa mémoire est encore évoquée à l'époque lagide.
Posté le 05.04.2006 par yeuxdechat
La pesée de l'âme
Le jugement dernier existe aussi chez les Egyptiens sous la forme de la pesée de l'âme, celle-ci devant être la plus légère possible pour accéder à la survie dans l'au-delà. Cette"légèreté" nécessitait de s'être abstenu d'une série d'actes condamnables dont la liste nous est bien connue par les nombreux "Livres des morts" qui nous sont parvenus. Cette énumération évoque d'autres textes célèbres auxquels se réfèrent le Judaïsme et le Christianisme: je n'ai pas laissé l'assoiffé sans boisson, l'affamé sans nourriture, la veuve sans ressource .. On les retrouve ainsi dans les 7 oeuvres de miséricorde que s'efforçait d'accomplir tout chrétien qui voulait gagner son salut
en faite c'etait une sorte de confessions faire au prêtre du temple
Le Livre des Morts
"Celui qui aura appris ce livre sur terre ou qui l'aura fait écrire dans sa sépulture, il sortira tous les jours qu'il voudra, et il rentrera dans sa tombe sans obstacles ...
Article
... il lui sera donné du pain, de la bière, de la viande provenant de l'autel de Rê; il recevra un terrain dans les champs de roseaux où il lui sera donné de l'orge et du blé et il sera florissant comme il était sur terre.". Ces quelques lignes au début du premier chapitre résument la fonction de l'ouvrage.
Un chapitre devait être écrit avec la myrrhe sur une bandelette de lin nouée au cou du défunt. Un autre devait être récité après s'être purifié et avoir chaussé des sandales blanches, s'être enduis de myrrhe et avoir déposé l'offrande appropriée.
Recopier la version intégrale ou résumée du livre sur un rouleau de papyrus constituait une garantie contre l'échec. Le texte était déposé, lors de l'enterrement, près de la momie ou dans la cavité d'une statue en bois du dieu Osiris.
Le Livre des Morts est constitué d'une suite de formules indépendantes plus ou moins longues. Certaines reprennent les inscriptions des cercueils du Moyen Empire. D'autres ont été écrites vers 1550 ou 1500 avant Jésus-Christ. Les plus anciennes versions du Livre datent de cette époque. D'autres formules seront progressivement ajoutées.
Dans les premiers exemplaires, l'ordre et le choix des formules dépendaient de la fantaisie du copieur. Les formules du Livre, qui contenait des hymnes aux dieux - principalement Osiris et Rê - permettaient l‘accomplissement des voeux du défunt et l'élimination des obstacles potentiels.
Certaines devaient permettre de sortir le jour sur terre, de profiter des offrandes, du soleil, de revoir sa maison ... et de retourner le soir dans sa tombe. D'autres, de disposer de tous ses moyens après la mort, d'éliminer les êtres nuisibles de l'au-delà, de se transformer en faucon ou nénuphar, de partager le repas des dieux, de posséder une terre dans les champs de roseaux... de franchir les différentes portes du monde souterrain. Les moyens utilisés pouvaient relever de la psychologie, de la ruse, de l'intelligence ou faire appel à la magie.
Certains extraits illustrent ainsi la faculté du défunt de changer de forme à volonté. Dans le chapitre 79, il en use pour forcer les dieux à accepter sa participation au banquet. Il prend l'apparence du plus puissant des dieux, le créateur des autres divinités, Atoum. Il utilise ensuite la ruse, l'éloquence et la psychologie en s'adressant à eux, et parvient à ses fins.
La plupart des formules, qui décrivent les dieux et leur histoire, constituent une source précieuse de renseignements pour l'histoire des religions. Certains exemplaires étaient enrichis de vignettes dessinées ou peintes, parfois décorées de rehauts d'or à la feuille.
Posté le 05.04.2006 par yeuxdechat
»Nécrologie du «bon sens
Aujourd'hui nous déplorons le décès d'un ami très cher qui se nommait «Bon
Sens» et qui a vécu parmi nous depuis de longues années. Personne ne
connaît exactement son âge, car les registres de naissance ont été perdus il
y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie.
On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme «la journée appartient
à celui qui se lève tôt», «il ne faut pas tout attendre des autres» et «ce
qui arrive est peut-être de MA faute».
«Bon Sens» vivait avec des règles simples et pratiques, comme «ne pas
dépenser plus que ce que l'on a», et des principes éducatifs clairs, comme
«ce sont les parents, et non les enfants, qui décident».
«Bon Sens» a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour
avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes
manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un
élève trop excité, a encore aggravé l'état de santé de «Bon Sens».
Il s'est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir
une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d'un
élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves
encourus par l'enfant.
«Bon Sens» a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un
meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand
cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre
maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
«Bon Sens» a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n'avait pas
réalisé qu'une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé une
petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.
La mort de «Bon Sens» a été précédée par celle de ses parents : Vérité et
Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille
Responsabilité ainsi que de celle de son fils Raison. Il laisse toute la
place à ses trois faux-frères «Je connais mes droits», «C'est la faute de
l'Autre» et «Je suis une victime».
Il n'y avait pas foule à son enterrement car il n'y a plus beaucoup de
personnes pour se rendre compte qu'il est parti. Si vous vous souvenez de
lui, faites circuler cette lettre, sinon ne faites rien !
(auteur anonyme)