Publié le 31/03/2009 à 12:00 par yeuxdechat
mile Zola (1840-1902), écrivain français, fondateur du naturalisme en littérature, dont l’œuvre principale est une vaste fresque en vingt volumes, racontant l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire. Il est né le 2 avril 1840 à Paris, d’une mère bourguignonne et d’un père italien. Émile Zola passe toute sa jeunesse à Aix-en-Provence. Au collège de la ville, il fait la connaissance de Paul Cézanne, qui restera son ami durant de longues années, à qui il doit de rencontrer des peintres tels que Monet, Renoir, Sisley, Pissarro et Manet. Son père, François Zola, qui travaille à Aix à la construction du canal qui portera plus tard son nom, meurt prématurément le 22 mars 1847. Ce décès met la famille dans une situation financière instable et bouleverse le jeune Émile qui n’a que 7 ans au point que son œuvre restituera plus tard la figure grandie de ce père tôt disparu, homme libéral, novateur, audacieux et bâtisseur.
À partir de 1858, Zola s’établit à Paris; après deux échecs au baccalauréat à cause du français (!), il mène une vie incertaine, il n’a pas d’argent, il est démuni. Il entre finalement aux Éditions Hachette où il travaille, de mars 1862 à janvier 1866, comme commis puis rapidement comme commis puis rapidement comme chef de la publicité. Outre des centaines de vers, et quelques tentatives théâtrales, il compose à cette époque plusieurs textes en prose très variés, allant du conte de fées à la satire politique en passant par la «chose vue», le récit à finalité morale. Il réussit à publier en novembre 1864 un petit recueil de contes, les Contes à Ninon, qui reçoit un accueil favorable. En 1865, il rencontre celle qui va devenir sa femme : Alexandrine Meley. Décidé à vivre de sa plume, il quitte la librairie Hachette en 1866. En 1867, son premier succès vint avec Thérèse Raquin, qui annonce, sans en faire partie, le cycle des Rougon-Macquart, tant par les sujets abordés (l’hérédité, la folie) que par les critiques qu’il suscite : la presse traite en effet l’auteur de « pornographe », d’« égoutier » ou encore de partisan de la « littérature putride ».
Après la guerre de 1870, à laquelle il ne participe pas parce que, fils de veuve et myope, il n’est pas mobilisable, il devient journaliste parlementaire. C’est le 22 juillet 1872, par la signature du contrat qui le lie à l’éditeur Georges Charpentier, que commence véritablement sa carrière littéraire, qu’il mène de front avec le journalisme auquel il ne renonce pas. Peu à peu ses romans lui valent l’amitié d’écrivains comme Flaubert, les frères Goncourt, Daudet et Tourgueniev. Lorsqu’il décide d’entreprendre sa vaste fresque romanesque, par souci de méthode, il veut établir un plan général, avant même d’écrire la première ligne. Il tient aussi à préciser la différence de son entreprise avec celle d’un prédécesseur écrasant, Balzac et sa Comédie humaine : « Mon œuvre à moi sera tout autre chose. Le cadre en sera plus restreint. Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille en montrant le jeu de la race modifiée par le milieu. (…) Ma grande affaire est d’être purement naturaliste, purement physiologiste ». Aujourd’hui, les théories scientifiques qui fondent les Rougon-Macquart sont tout à fait dépassées; l’œuvre, elle, reste toujours actuelle, sans doute parce que, au-delà des ambitions scientifiques de son auteur, elle demeure une réalisation considérable sur le plan littéraire.
La Fortune des Rougon (1871), le premier volume, est la base qui soutient et justifie tout l’édifice. Ce roman relate le coup d’État du prince Louis Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851, vu d’une ville de Provence. À la faveur de ce bouleversement politique, les ambitions se déchaînent : deux branches rivales d’une même famille, les Rougon et les Macquart, s’affrontent, les premiers se révélant bonapartistes par calcul, les seconds libéraux par pauvreté et par envie.
Le succès de L’Assommoir, publié en 1877, septième volume des Rougon-Macquart, lui confère à la fois la notoriété et l’aisance. Sa maison de Médan devient, le jeudi où il reçoit, le lieu de rendez-vous de jeunes écrivains tels que Huysmans ou Maupassant.
Indigné par la dégradation du capitaine Dreyfus, le 5 janvier 1895, à l’École militaire, il dénonce à la fin de l’année dans trois articles publiés par Le Figaro les campagnes de presse contre la République et les Juifs. Convaincu que le véritable coupable de l’affaire Dreyfus est le commandant Esterhazy, qui est acquitté à l’unanimité le 11 janvier 1898, Zola publie dans L’Aurore deux jours plus tard l’article J’accuse. Condamné à un an d’emprisonnement et à 3 000 francs d’amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898. À son retour, en 1899, injurié, radié de l’ordre de la Légion d’honneur, abandonné par une grande partie de ses lecteurs, il serait mort asphyxié dans sa maison à cause, semble-t-il, d'une main criminelle qui en aurait bouché la cheminée. Une foule immense rendit hommage pendant ses obsèques à celui qui avait osé mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale.
_________________
Publié le 24/03/2009 à 12:00 par yeuxdechat
24 mars 1882
Le médecin et microbiologiste allemand Robert Koch
découvre le bacille de la tuberculose.
Publié le 13/03/2009 à 12:00 par yeuxdechat
Faites entendre votre voix ! 12 millions de raisons de prendre 5 minutes pour lire ceci
Ecrivez à la députée européenne Giovanna Corda et changez le sort de 12 millions d’animaux de laboratoire
La Directive européenne de 1986 pour la protection des animaux de laboratoire est en cours de révision par l’Union européenne. Une occasion unique d’améliorer la vie de 12 millions d’animaux de laboratoire en Europe. Car entretemps, des innovations comme les techniques in vitro rendent possible de faire des expériences sans utiliser d’animaux.
Mais la proposition qui est actuellement sur la table (de la Commission européenne et de la commission parlementaire pour l’Environnement) n’apportera absolument aucune amélioration pour les animaux. Au contraire. C’est une catastrophe, parce que la directive révisée déterminera la politique de l’UE en matière d’expérimentation animale pendant au moins les dix années à venir.
Heureusement, nous avons encore une chance de changer le cours des évènements. Vous pouvez nous aider à faire rendre la loi plus stricte en écrivant à la députée européenne Giovanna Corda. Elle est (en tant que seule Belge) membre de la commission parlementaire pour l’Agriculture, qui le 31/3 se prononcera sur la nouvelle directive. Corda peut veiller à ce que la proposition actuelle soit rendue plus stricte. Mais il faut pour cela vous faire entendre !
C’est notre dernière chance, car ensuite la proposition sera irrévocablement soumise au vote du Parlement européen réuni.
Ecrivez un mail, dans vos propres mots (en français ou en néerlandais), à giovanna.corda@europarl.europa.eu.
Demandez à la députée européenne Corda de saisir cette occasion unique de faire la différence pour les 12 millions d’animaux utilisés chaque année pour des expériences en Europe.
Demandez-lui de faire diminuer le nombre d’expériences et d’améliorer véritablement le sort des animaux de laboratoire comme
suit :
- une interdiction des expériences sur les singes;
- une stratégie bien déterminée pour faire diminuer progressivement le nombre d’animaux utilisés pour l’expérimentation;
- une interdiction sans exception d’utiliser des animaux capturés à l’état sauvage;
- plus de moyens pour le développement de méthodes alternatives d’expérimentation;
- une interdiction des expériences sur les chats et les chiens;
- plus de transparence au sujet des expériences sur les animaux.
N’attendez pas, car le 31/3 il y aura immanquablement un vote sur la directive en commission parlementaire pour l’Agriculture.
Envoyez aussi ce mail à vos amis et connaissances. Car au plus de personnes écriront, au plus nous aurons de chance de succès.
Merci pour votre soutien !
Voici pour exemple la lettre que nous avons envoyé auprés de Mme Corda, SVP prenez 5 minutes de votre temps et avec vos mots dites lui qu'elle saisisse cette occasion UNIQUE d'améliorer véritablement le sort des 12 millions d'animaux utilisés chaque année pour des expériences en Europe :
"Mme La Député Corda
Comme vous le savez, la Directive Européenne de 1986 pour la protection des animaux de laboratoire est en cours de révision.
Toutefois, la proposition révisée n'apportera aucune amélioration pour les 12 millions d'animaux utilisés chaque année pour des expériences en Europe et ne fera que déterminer la politique de l'Union Européenne en matière d'expérimentation animale pendant au moins les 10 prochaines années a venir.
De plus en plus d'européens sont contre l'expérimentation animale et de nombreux scientifiques a travers le monde entier alertent sur l'inutilité voire même la dangerosité des tests sur les animaux.
Des milliers de personnes a travers toute l'Europe sont outrées, choquées, indignées en découvant les horreurs que subissent les animaux dans les laboratoires. Ce sont avant tout des êtres vivants, des habitants de cette planète comme vous et moi ... Comme vous et moi, ils ressentent la douleur, la peur, la solitude ...
Vous êtes membre de la commission parlementaire pour l’Agriculture, qui le 31/3 se prononcera sur la nouvelle directive. Vous pouvez, vous devez veiller à ce que la proposition actuelle soit rendue plus stricte. Vous devez faire diminuer le nombre d’expériences et améliorer véritablement le sort des animaux de laboratoire en demandant ce qui suit :
- une interdiction des expériences sur les singes;
- une stratégie bien déterminée pour faire diminuer progressivement le nombre d’animaux utilisés pour l’expérimentation;
- une interdiction sans exception d’utiliser des animaux capturés à l’état sauvage;
- plus de moyens pour le développement de méthodes alternatives d’expérimentation;
- une interdiction des expériences sur les chats et les chiens;
- plus de transparence au sujet des expériences sur les animaux.
Je vous demande de le faire pour eux, ces animaux terrorisés dans leurs prisons, pour nous, Citoyens européens qui attendons avec impatience qu'un jour prochain plus aucun être vivant ne sera soumis à des cruelles expériences au nom de la "Science" alors que des méthodes alternatives sans animaux sont disponibles et ont fait leurs preuves.
Je vous prie de prendre cette position éthique et de parler au nom de ces animaux et en notre nom à tous, citoyens européens qui comme moi aujourd'hui viennent ou viendront vous le demander.
Merci d'avoir pris le temps de lire ce mail et de considérer ma demande.
Cordialement,"
Merci pour les animaux
Publié le 07/03/2009 à 12:00 par yeuxdechat
40 tonnes de coquilles Saint-Jacques jetées
le 20/02/09 -
40 tonnes de coquilles Saint-Jacques ont été détruites à Grandcamp-Maisy et à Port-en-Bessin. Le début de saison est traditionnellement difficile pour les pêcheurs. Mais cette année, en pleine crise économique, les congélateurs des professionnels du secteur n’ont pas suffi à absorber les stocks invendus en France mais aussi en Espagne. La saison de pêche pourrait être écourtée de plusieurs semaines.
Le début de saison pour la pêche de la coquille Saint-Jacques est traditionnellement difficile pour les pêcheurs français. Mais cette année, en pleine crise économique, les congélateurs des professionnels du secteur en Bretagne et en Normandie n’ont pas suffi à absorber les stocks invendus. Conséquence directe : 40 tonnes de Saint-Jacques ont été détruites lundi et mercredi à Grandcamp-Maisy et à Port-en-Bessin.
Les professionnels se disent "écœurés" de devoir ainsi rejeter en mer leur production. Mais ils ne peuvent que constater que leurs coquilles ne trouvent pas preneurs au prix plancher, 2,36 euros le kilo. Du coup, les coquilles n'arrivent même pas sur les étals des poissonniers en France et en Espagne, pays de grande consommation traditionnellement et où le marché s'est écroulé.
Pour limiter la surpêche, le temps passé en mer a été réduit pour les pêcheurs de certains ports. Des journées de pêche vont également être annulées en Basse-Normandie. Les professionnels pourraient enfin s’entendre pour écourter la saison de plusieurs semaines cette année. Leur dernier espoir : la solidarité des consommateurs.
_________________
Image
Publié le 07/03/2009 à 12:00 par yeuxdechat
’inquiétant succès de l’alimentation « d’occasion »
Les Fraudes lancent une enquête sur les magasins spécialisés dans la distribution de produits alimentaires proches de la date limite de consommation.
« Tu sais pas où je peux en trouver un ? » Sur Internet, Marie, dans l’est de la France, cherche un « magasin de déstockage alimentaire ». Une copine lui répond : « C’est dur à trouver, la liste. Autour de Paris ils en ont plein, ils ont de la chance. » Une autre ajoute : « C’est moins cher, génial pour nous qui ramons.
»
L’essor du magasin de déstockage alimentaire est une des conséquences de la crise. Noz, le leader du secteur avec 160 magasins, en ouvre « deux par mois ». La chaîne Bravo les affaires, qui comptait 12 magasins en 2004, en projette dix dans l’année, dont un le mois prochain à Saint-Denis. Des enseignes comme la Ferme du Spahi ou O Merchato, à Argenteuil (Val-d’Oise) ou Hyperprimeur à Villemomble (Seine-Saint-Denis) font le plein. La recette est simple : ils récupèrent à prix cassés des produits que ne peuvent plus écouler les industriels de l’agroalimentaire et de la grande distribution. A la différence du hard discount type Ed ou Lidl qui proposent les mêmes gammes de produits toute l’année, ces magasins de déstockage alimentaire rachètent des lots en fonction des opportunités. Mais à force de tirer les prix vers le bas, certains ont franchi la ligne jaune en vendant des produits qui ont dépassé la date limite d’utilisation, ou, plus grave, la date de consommation.
Diminuer le gâchis
Alertés, les services de la concurrence et de la répression des fraudes ont décidé de lancer une enquête spécifique. Car le circuit d’approvisionnement est souvent opaque. Du réétiquetage sauvage aurait parfois lieu afin de prolonger la durée de vie des produits. « Certains de nos confrères se spécialisent dans la DLUO largement dépassée », lâche un des acteurs du secteur. Un autre pointe « l’absence de syndicat interprofessionnel ». Un troisième fait remarquer que « les groupes font pression sur les déstockeurs en leur interdisant la publicité, car ils ne veulent pas que leurs concurrents sachent que leurs propres produits se vendent mal ». Des boîtes de conserve de marque seraient rhabillées sous le nom du déstockeur. Selon le nutritionniste Jean-Michel Cohen, « l’essor de ces commerces est une façon de diminuer le gâchis. Mais il faut que les pouvoirs publics soient vigilants ».
Tous les articles de la rubrique
Le Parisien
Publié le 07/03/2009 à 12:00 par yeuxdechat
Aussi loin que nous remontions dans notre Histoire, nous voyons combien les hommes et les femmes ont cultivé le souci de leur apparence. La mode en est l'expression. Elle permet à chacun de se mettre en valeur, de se faire estimer et désirer, mais aussi de s'identifier à son groupe social et à son temps.
C'est si vrai qu'aujourd'hui, le plus sûr moyen de dater une peinture ancienne ou une oeuvre d'art est de détailler les vêtements et les parures des personnages qu'elle représente. Nous vous convions ci-après à cet exercice.
Isabelle Grégor.
Au commencement... la feuille de vigne ?
Faute de poils ou de plumes, l'être humain a dû faire marcher très tôt son intelligence pour se protéger du climat. Et le plus pratique était encore de se servir sur ceux qui en avaient : voici donc les premiers hommes recouverts de fourrures douillettes.
Très tôt, nos ancêtres inventent l'aiguille : un outil modeste mais essentiel pour la confection de vêtements cousus. Les peaux de bêtes tannées ont la faveur des habitants des régions froides.
Certaines populations, comme les Mongols, fabriquent aussi des feutres par malaxage de poils ou laines. Ce sont les premières étoffes. À la faveur de la sédentarisation, les habitants des régions chaudes ou tempérées se mettent aussi à tisser les fibres végétales (lin) ou animales (laine).
Antiquité : simple mais pratique
La chaleur de l'Égypte ne laissant guère de place à la fourrure, les habitants de la vallée du Nil font un triomphe au lin qui leur permet de créer fourreaux et pagnes tout en légèreté.
Légèreté peut rimer avec confort, élégance et même sophistication. Les fresques de l'ancienne Égypte détaillent avec précision le vêtement des hommes et des femmes, des souverains, des nobles, des danseuses, aussi bien que des paysans.
Le souci de la mode apparaît très tôt : la «Parisienne» de Crète (1500 ans avant notre ère) en est la preuve presque vivante avec son fin profil au discret maquillage.
Dans la Grèce antique, les dames, comme les messieurs, s'enveloppent dans un «chiton» à taille unique qui s'agrafe sur l'épaule et se serre à la taille. Ces vêtements sont généralement de couleur brune mais les classes supérieures s'autorisent des couleurs vives.
Plus tard, les patriciens romains portent couramment la tunique, ne réservant l'encombrante toge de six mètres qu'aux grandes occasions. La couleur reste rare, mais tous n'hésitent pas à faire étalage de leurs richesses à l'aide de somptueux bijoux.
Plus pudiques que les Grecs, les Romains ne pratiquent pas la nudité au gymnase et certaines fresques nous montrent de jeunes femmes athlètes dans un «bikini» d'allure très moderne.
Byzance, profitant des échanges avec l'Extrême-Orient et de l'acclimatation des vers à soie, rompt avec l'austérité romaine.
Les représentants des classes supérieures s'enveloppent de très riches costumes de coton et de soie colorés. Les empereurs d'Orient cultivent une pompe somptueuse dont la pourpre est le symbole.
Moyen Âge : du hennin à la poulaine
Aux temps carolingiens apparaît dans la classe supérieure une tenue plus ou moins spécifique, telle qu'elle ressort de la description que le chroniqueur Eginhard fait de l'empereur Charlemagne : «Il portait la tenue nationale c'est-à-dire franque ;... un haut-de-chausse attaché avec des bandes protégeait ses membres inférieurs et des souliers, ses pieds, et il couvrait ses épaules et sa poitrine d'une jaquette ajustée... Sur le tout, il jetait un manteau bleu» (*).
La «tapisserie de la reine Mathilde» nous offre une représentation réaliste des Occidentaux, essentiellement des guerriers, aux alentours de l'An Mil. Les hommes portent culottes et tuniques ; ils sont imberbes, avec une coupe au bol. Rien à voir avec les temps mérovingiens, un demi-millénaire plus tôt, quand les cheveux courts et le visage glabre étaient le propre des ecclésiastiques.
Dans la deuxième moitié du Moyen Âge, l'apparence devient peu à peu signe d'appartenance sociale. Les groupes et les corps de métiers tendent à se différencier par la forme ou la couleur de leur tenue qui devient plus variée et riche grâce aux apports des croisades.
À partir de 1380, on porte la «houppelande», un confortable manteau sans manches aussi baptisé «robe», mais elle passera de mode au milieu du siècle suivant.
Au XVe siècle, la garde-robe se divise horizontalement et le corps se corsète, le vêtement en soulignant les formes, tant masculines que féminines.
L'homme s'habille d'une veste courte serrée à la taille avec une ceinture : le «pourpoint». Il porte des chausses (ou bas) protégées au niveau des pieds par des «poulaines» (chaussures étroites et effilées, parfois si longues qu'il faut les renforcer avec du métal). La mode, au milieu du XVe siècle, est aux bas bicolores (chaque jambe d'une couleur).
La femme, qui se doit d'être élancée, met sa taille en valeur avec un corsage et une jupe tout en gagnant encore des centimètres à l'aide d'un chapeau comme le fameux hennin, sorte de cône qui fait fureur à partir de 1450 environ. Mais l'esthétique veut aussi qu'elle souligne la rondeur de son ventre (les temps ont bien changé !).
Renaissance : l'Italie à la pointe
On doit à l'Italie de la Renaissance le décolleté plongeant et la braguette, pièce de tissu rembourrée mettant en valeur la puissance de son propriétaire et servant accessoirement de poche.
C'est également à la fin du XVe siècle et au début du suivant que se multiplient les fentes dans les brocards et velours : ces ouvertures ou «crevés» viennent, semble-t-il, des lansquenets suisses ou allemands qui, en déchirant leurs vêtements et en les raccommodant avec de la soie ou des brocarts, veulent apparaître plus intimidants, à la manière de nos contemporains qui déchirent leurs jeans pour signifier leur dédain des conventions sociales. La haute société masculine du XVIe siècle s'approprie cette mode pour donner à voir la splendeur de ses dentelles.
Et pourquoi ne pas créer des pièces détachables, que l'on peut intervertir à l'envie ? C'est le cas des manches, attachées au vêtement à l'aide de lacets dits «aiguillettes». Complétez avec une fraise, col plissé et empesé de plus en plus volumineux, et vous obtiendrez une tenue luxueuse, bien éloignée des costumes ordinaires du peuple...
Notons qu'en cette période de la Renaissance, la mode masculine manifeste plus d'exubérance que la mode féminine ! C'est un phénomène assez rare dans l'Histoire pour être relevé.
Notons encore que, de François 1er à Henri IV, la barbe fait un retour en force après plusieurs siècles de dédain. Elle disparaîtra aussi vite qu'elle est venue pour ne plus réapparaître qu'à la fin du XIXe siècle.
XVIe siècle : le Siècle d'or de l'inconfort
À partir du milieu du XVIe siècle, Réforme et Contre-réforme obligent, fini de rire ! La mode espagnole s'impose, avec toute sa sévérité et son inconfort. L'austérité est de mise, le noir prédomine et chasse le rouge. Les corps souffrent.
Vers 1580 apparaissent les crinolines «à la française» et les «vertugadins» à l'italienne. Il s'agit de jupes bouffantes à armatures. Pour accentuer une silhouette en forme de sablier, la femme comprime qui plus est le haut de son corps dans des corsets à baleines.
L'homme comme la femme se doivent de porter une fraise empesée et malcommode autour du cou. L'homme porte par ailleurs une culotte bouffante, garnie de crin ou de laine. Ses jambes ne sont plus protégées que par des chausses. Le pourpoint, toujours rembourré, est agrémenté d'une panse proéminente factice, le «panseron».
Tout cela concourt à des silhouettes fières et droites, reflet d'une caste aristocratique imbue d'elle-même.
XVIIe siècle : les rubans du Soleil
La mode se fait bientôt si exubérante que les souverains se croient obligés de sévir. Plusieurs édits somptuaires, sous les règnes d'Henri IV et Louis XIII, contraignent les bourgeois à plus de modestie. La laine regagne du terrain sur la soie. Sous le règne de Louis XIII, les élégants renoncent aux fraises du temps d'Henri IV et leur substituent un jabot, immense col carré plat, bordé de dentelle. Ce col disparaît sous le règne suivant, celui de Louis XIV, au profit des «lavallières», foulards de dentelles inventés par la première favorite royale, Louise de Lavallière, puis des cravates, plus simples mais ô combien difficiles à nouer, inspirées par le foulard des mercenaires croates.
La mode pouvait-elle échapper à l'éclat du Roi-Soleil ? Dans une Cour où chaque détail est soumis à l'étiquette, le choix des étoffes est défini par les saisons : les fourrures ne doivent apparaître qu'à la Toussaint, plus de taffetas une fois l'été envolé. Louis XIV donne le ton en se couvrant de volants de dentelles et de boucles multicolores. Il gagne des centimètres en montant sur des talons et abandonne les chausses pour une culotte large, la «rhingrave», qui croule sous les rubans.
Jusqu'à la fin du siècle, les perruques, dont la mode aurait été inaugurée par Louis XIII et développée par Louis XIV, l'un et l'autre soucieux de dissimuler leur calvitie, n'en finissent pas de gagner en volume.
Par comparaison, le costume féminin apparaît presque terne, malgré les efforts des maîtresses royales pour rivaliser de créativité. Le corsage est toujours baleiné pour mettre en valeur le décolleté, les manches sont courtes, les jupes («la modeste», «la friponne» et enfin «la secrète») s'amoncellent.
XVIIIe siècle : les Lumières mettent la culotte à bas
Le siècle des Lumières est celui du raffinement et d'une simplicité retrouvée, sous l'influence anglaise. L'Europe copie les vêtements «à la française» c'est-à-dire, pour les femmes, une robe formée d'un corsage près du corps et d'une jupe qui recouvre plusieurs jupons ainsi qu'un «panier» destiné à élargir les hanches.
Pour leur confort, les nobles français adoptent vers 1725 la tenue des cavaliers anglais, le «riding-coat», dont nous ferons la redingote. Ils portent également dans les grandes occasions un habit composé d'un justaucorps, d'une veste longue et d'une culotte en soie qui descend au genou. Celle-ci finit par devenir le symbole de l'aristocratie auquel s'opposent la tenue sombre et sobre des bourgeois, tels les députés du tiers-état aux états généraux de 1789 mais aussi les pantalons de toile des «sans-culottes», les travailleurs manuels et artisans qui animeront les clubs politiques sous la Révolution.
La Révolution, justement, s'épuise en cinq ans à peine. Sitôt Robespierre décapité, les survivants de la Terreur s'en donnent à cœur joie. «Incroyables» et «merveilleuses» se pavanent dans des tenues excentriques et, en ce qui concerne les femmes, généralement vaporeuses et très déshabillées, donnant à voir tous les charmes de l'anatomie.
La reprise en main par Bonaparte consacre une nouvelle époque. Le style Empire délaisse perruques et frous-frous. Les femmes adoptent des robes aériennes et sages inspirées de l'Antiquité. En France comme dans le reste de l'Europe, l'on n'a plus d'yeux que pour la carrière des armes. Les officiers se pavanent dans des uniformes rutilants et ce goût de paraître perdurera jusqu'à la Grande Guerre (la boucherie des tranchées va lui porter un goût fatal et il n'y aura plus ensuite que les aviateurs et les marins pour cultiver le goût des beaux uniformes).
XIXe siècle : Vive le coton !
Avec la chute de l'Empire, la Restauration et le triomphe de la Sainte-Alliance, voilà que débarquent sur le Continent de jeunes dandies, tel le célébrissime Georges Brummel, l'élégance faite homme. La mode masculine s'aligne désormais sur le modèle anglais - comme la mode féminine sur le modèle français -. Adieu culottes de soie et perruques d'Ancien Régime. Le pantalon et la redingote s'imposent : teintes assorties, vêtements bien coupés, fonctionnels et sobres. La classe, quoi !
Cela ne dure pas. Bientôt la bourgeoisie d'affaires s'empare du pouvoir, en France sous le règne de Louis-Philippe 1er, comme en Angleterre sous celui de Victoria et de son cher et sévère Albert. Aux siècles précédents, les bourgeois ne rêvaient que d'imiter le faste de la noblesse et de la monarchie ; désormais, c'est la bourgeoisie qui impose ses manières austères et économes. Les hommes de la haute société adoptent un uniforme de couleur sombre et de coupe stricte (costume complet : gilet, veston et pantalon). L'intérêt de cette mode, c'est qu'elle devient plus facilement accessible aux classes moyennes des villes.
Les femmes, sous le règne de la bourgeoisie, perdent le peu de liberté que leur avait conservé l'Ancien Régime. Ce recul se traduit dans la mode : adieu les tenues vaporeuses du Directoire ; voici les corsets et baleines qui emprisonnent le corps et les obligent à avoir recours fréquemment aux flacons de sel pour retrouver leurs esprits. La grande nouveauté vient de l'industrie : grâce à la mécanisation du secteur textile et au déferlement du coton, les tissus à motifs envahissent les grands magasins, nouveaux espaces de vente où se pressent coquettes et adeptes de la machine à coudre inventée en 1851. Il en faut en effet des longueurs de tissu pour couvrir la cage formée par la «crinoline», en vogue sous le Second Empire. Au moins cette jupe libère-t-elle les jambes à la différence des lourds jupons de la génération précédente !
XXe siècle : de la grisette à la punkette
La «Belle Époque» (1900-1914) porte bien son nom dans le domaine de la mode puisqu'elle voit les femmes de la bourgeoisie multiplier les commandes auprès de leurs couturières, aidées par les petites grisettes. Paris, qui entre dans le XXe siècle avec la prestigieuse exposition internationale de 1900, devient la capitale mondiale de la mode. De Manaus (Brésil) à Saint-Pétersbourg (Russie), on ne jure que par le chic parisien.
Mais un changement se fait jour avec la vogue de la bicyclette et du sport (c'est la renaissance des Jeux Olympiques) : les femmes de la bonne société se prennent de passion pour la «petite reine» et pour cela adoptent des tenues plus pratiques et plus légères, y compris le pantalon, longtemps réservé aux hommes.
Après le choc de la Première Guerre mondiale, viennent les «Années folles» et la soif de liberté. La jupe courte «à la garçonne» a son heure de gloire mais elle est vite abandonnée... Il n'en va pas de même du soutien-gorge, une innovation tellement plus confortable que le corset d'antan !
Les femmes aspirent à une élégance longiligne, souple, qui épouse les formes. Les grands couturiers s'en donnent à coeur joie avant la parenthèse de 1940-1945, qui oblige les Françaises à déployer des miracles de débrouille avec des semelles de bois, des bas tracés au crayon et nombre de colifichets pour agrémenter les chapeaux.
Robes mini des années 60, pantalons pattes d'éléphant à fleurs et blousons cloutés des années 70 traduisent le désir de changement de la jeune génération. La mode, désormais, n'est plus l'apanage des salons parisiens mais se conçoit aussi bien à l'autre bout du monde que dans la rue.
Publié le 05/03/2009 à 12:00 par yeuxdechat
Selon un communiqué du département égyptien des Antiquités, des archéologues japonais auraient mis au jour le tombeau de la princesse d'Isisnofret, petite-fille de Ramsès II, sur le site de la nécropole de Saqqara, au sud du Caire.
AFP - Une équipe d'archéologistes japonais a affirmé mardi avoir mis au jour le tombeau d'une princesse pharaonique sur le site de la nécropole de Saqqara, au sud du Caire, selon un communiqué du département égyptien des Antiquités.
D'après l'équipe japonaise, le tombeau est celui d'Isisnofret, petite-fille de Ramsès II, le célèbre pharaon de la XIXe dynastie qui a regné sur l'Egypte durant près de sept décennies, de 1.304 à 1.237 avant JC. Isisnofret aurait vécu jusqu'à 90 ans.
Il a été découvert alors que l'équipe de la Waseda University mettait au jour un autre tombeau, celui du prince Khaemwaset, un fils de Ramsès II, selon le chef de la mission archéologique japonais, Sakuji Yoshimura, cité dans le communiqué.
Ce tombeau contenait les restes d'un sarcophage où est écrit le nom "Isisnofret" et les mots "noble femme". Trois momies et des restes d'objets funéraires s'y trouvaient également.
Interrogé par l'AFP, le chef des antiquités égyptiennes Zahi Hawass a toutefois douté qu'il s'agisse de la petite-fille de Ramsès II.
D'après le style du tombeau, celui-ci daterait plutôt de la XVIIIe dynastie. Quant au nom "Isisnofret", il était assez courant dans l'Egypte ancienne, a-t-il fait valoir.
Le site de Saqqara est une vaste nécropole de la région de l'ancienne Memphis, où se trouvent d'innombrables tombes et les premières pyramides pharaoniques
Publié le 05/03/2009 à 12:00 par yeuxdechat
Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.
Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.
Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.
Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.
Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues - y compris à ses ancêtres.
Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.
Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :
Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ?
Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau ? demanda le samouraï.
A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.
Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui les porte dans son coeur.
Publié le 28/02/2009 à 12:00 par yeuxdechat
Citations rigolotes
"Il vaut mieux prêter à sourire que donner à réfléchir"
Les nuls
« Dans un régime fasciste, on n'apprend pas "je suis, tu es" mais "je hais, tu suis". »
Marc Escayrol
"Pour voir loin, il faut y regarder de près"
Pierre Dac
« La boxe est réputée être le plus dur de tous les sports, alors qu'en fait c'est juste un coup à prendre ! »
Marc Escayrol
« La société de consommation porte mal son nom, car un con ne fait généralement pas de sommation avant de dire une connerie en société. »
Marc Escayrol
« Un homme politique est un individu qui, même régulièrement réélu haut la main, doit savoir un jour ou l'autre lever le pied, quitte à se voir remplacé au pied levé par un vote à main levée. »
Marc Escayrol
Publié le 28/02/2009 à 12:00 par yeuxdechat
Bien des Français, sur la télé perchés,
Tenaient en leur bec la liberté.
Maître Sarko par l’odeur alléché,
Leur tint à peu près ce langage :
« Et bonjour valeureux Français.
Que vous êtes jolis ! que vous me semblez beaux !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes les phénix des hôtes de ce pays »
A ces mots ces Français ne se sentent pas de joie ;
Et pour montrer leur belle voix,
Ils ouvrent un large bec laissent tomber leur liberté.
Le Sarko s’en saisit et dit : "Mes bons Citoyens,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de ceux qui l’écoutent :
Cette leçon vaut bien votre prison sans doute."
Ces Français honteux et confus
Jurèrent mais un peu tard, qu’on ne les y prendraient plus