LES ESTAMPES JAPONAISES
L'ukiyo-e, l'art japonais de l'estampe, se développe pendant l'ère Edo (1603-1868). Il décline ensuite durant l'ère Meiji (1868-1912) au profit d'un art pictural d'inspiration occidentale.
Introduite par les missionnaires boudhistes chinois au 6e siècle, l'impression sur bois, est longtemps réservée à la production d'images religieuses. Au début du 17e siècle, une longue période de stabilité commence. Les marchands des cités prennent en mains l'essor culturel du Japon. Des quartiers de divertissements se constituent dans lesquels circulent des livres illustrés narrant la vie tumultueuse de ce monde éphémère de plaisirs (ukiyo : monde flottant; e : image). Notamment des manuels présentant des images érotiques sont édités en grand nombre. Puis émergent les premières gravures glorifiant l'atmosphère joyeuse de ces quartiers. En tant que support de communication les estampes servaient à présenter les acteurs des pièces de théâtre, elles représentaient des faits d'actualité, offrait des rébus, proposaient des maquillages… Mais, c'est au début du 18e siècle, quand apparurent les premières reproductions sur bois, que naquit véritablement l'art de l'estampe.
L'ukiyo-e est lié au théâtre Kabuki qui comme lui s'adressait aux gens du peuple, commerçants et artisans, à la différence du Nô qui était réservé aux nobles.
Les surimonos quant à eux représentent une version luxueuse d'estampes japonaises destinées à une clientèle raffinée et souvent agrémentées de poèmes .L'ukiyo-e s'élabore de la façon suivante : Le dessinateur crée un dessin sur une feuille de papier de riz. Le dessin est ensuite appliqué sur une planche de cerisier humidifiée au préalable. Le graveur frotte le papier afin que le dessin s'imprime sur la planche. La planche est gravée et enduite d'encre. Elle est alors appliquée sur du papier, obtenant ainsi une estampe. Pour réaliser des estampes en couleur, plusieurs planches sont gravées, colorées et appliquées l'une après l'autre.
Au milieu du 19è siècle, le Japon, fermé depuis des siècles à tout commerce s'ouvre au reste du monde. A l'exposition universelle de Paris en 1867, le Japon est largement représenté. A partir de la fin des années 1870, on peut en Europe se procurer par centaines des gravures sur bois japonaises. Des amateurs privés, de plus en plus nombreux, puis les collections publiques commencent à les acquérir. Les Frères Goncourt les collectionnent de même que Monet. De nombreuses pièces japonaises circulent chez les marchands parisiens et les artistes témoignent aussitôt d'un vif intérêt pour les estampes. C'est l'origine du japonisme, un courant artistique qui influence de nombreux peintres comme Claude Monet, Manet et Vincent Van Gogh, Cézanne et Bonnard.
David Bull est un canadien britannique, résidant à Tokyo. Il a commencé la création d'estampes japonaises au début des années 80. Il aime les estampes en tant qu'objets : les matériaux et outils utilisés participant de leur beauté.
Pendant 10 ans, au rythme de 10 estampes par an, il a produit une centaine d'estampes sur les poètes du Japon en utilisant les dessins originaux d'artistes des pèriode Edo et Meiji. Ces estampes sont présentées avec les poèmes qui les illustrent. David Bull a ensuite entrepris la production d'Albums de Surimono.
David Bull nous transmet son enthousiasme. Une webcam nous permet de le voir occupé à son travail. Il nous montre également comment il a entrepris d'aménager de ses mains sa maison de 4 étages.
Il a fait sienne cette devise : "men and women who wish to accomplish anything must apply themselves to tasks of tremendous magnitude."
elle est superbe cette estampe tu devrais la montrer à robbie forever je ne pense pas qu elle la connaisse